GESTION DES MILIEUX AQUATIQUES ET PREVENTION DES INONDATIONS
La loi a confié à certaines collectivités territoriales (Communautés de Communes, Communautés d’Agglomération…) la compétence GEstion des Milieux Aquatiques et la Prévention des Inondations. Cette compétence devenait obligatoire à partir de 2018, cependant la Communauté de communes du Pays de Bitche a pris le parti de prendre cette compétence en janvier 2017, lors de la fusion avec la Communauté de Communes de Rohrbach-Lès-Bitche. Le transfert de cette compétence à des structures aux territoires plus étendus permet une réflexion à l’échelle de bassins versants.
Les principales actions entreprises par les intercommunalités dans le cadre de la GEMAPI sont :
- L’aménagement des bassins versants ;
- L’entretien et l’aménagement des cours d’eau, canaux, lacs et plans d’eau ;
- La défense contre les inondations ;
- La protection et la restauration des zones humides.
La Communauté de Communes du Pays de Bitche intervient également, depuis peu, sur la maîtrise des eaux pluviales et de ruissellement qui participent grandement aux inondations sur certains secteurs.
Les principaux cours d’eau situés sur le périmètre de la Communauté de communes sont :
- Le Muhlgraben ;
- Le Munzbach ;
- Le Gailbach ;
- Le Dimmerbach ;
- La Schwalb ;
- La Horn ;
- Le Schwartzbach ;
- Le Falkensteinbach ;
- La Zinsel du Nord.
Certains cours d’eau du Pays de Bitche peuvent posséder plusieurs noms au fil des communes qu’ils traversent.
Confortement du chenal d’écoulement du déversoir de l’aménagement hydraulique de Gros-Réderching
GROS-RÉDERCHING, UN CHANTIER DE SÉCURISATION DE LA DIGUE POUR LUTTER CONTRE LES INONDATIONS
Dans le cadre de ses missions de préservation de l’environnement, la Communauté de Communes du Pays de Bitche, assure des travaux d’entretien des cours d’eau, des missions de prévention des inondations, de restauration des milieux naturels, et d’adaptation aux changements climatiques. À ce titre, depuis le 8 décembre, la CCPB, accompagnée de MATEC en tant qu’assistance à maîtrise d’ouvrage, a engagé des travaux de confortement du chenal d’écoulement du déversoir du bassin de rétention Am Thal situé en amont de la commune de Gros-Réderching.
Cette intervention mobilise les équipes techniques de la CCPB et du bureau d’étude BURGEAP, depuis le 8 décembre, pour des travaux d’envergure qui sont la conséquence directe des inondations des 17 et 18 mai 2024.
En effet, le chenal d’écoulement du bassin de rétention « Am Thal », ainsi que le chemin en crête de digue avaient été fortement endommagés par la chute d’un tronc d’arbre qui obstruait la buse d’écoulement causant un débordement de ce bassin de rétention d’eau.
La restauration de cette digue entreprise par la CCPB participe ainsi plus que jamais, et de façon globale à la protection des habitants de la Communauté de Communes contre les inondations. Concernant les voies de circulation, l’ensemble des dispositions ont été prises par les services de la Communauté de Communes, (qui appelle néanmoins à la prudence aux abords du chantier) pour maintenir la circulation des véhicules sur la crête de digue durant toute cette période.
Nature et financement des travaux
Les travaux se déroulent en deux phases :
– Jusqu’au 17 décembre 2025, l’entreprise TERELIAN procède à des travaux de confortement du chenal d’écoulement du déversoir hydraulique. Ils consistent en :
– la réhabilitation de la rampe en enrochement existante,
– la création d’une nouvelle rampe en enrochement dans la continuité de la rampe existante,
– la création d’une fosse de dissipation en aval de la rampe créée.
Cette première phase de travaux dont la CCPB est le principal financeur (56 %), se monte à plus de 96 000 € HT le reste du financement (44 %) est pris en charge par l’État.
– En début d’année 2026, la deuxième phase de travaux démarrera. Elle concernera la réfection du chemin de crête du bassin de lutte contre les inondations avec plus de 97 000 € HT investis.
LE SAVIEZ-VOUS ?
L’entretien d’un cours d’eau incombe aux propriétaires des 2 rives. Chacun en est responsable jusqu’au milieu de la rivière et doit assurer un entretien régulier qui repose sur les opérations suivantes :
- l’entretien de la végétation ;
- l’enlèvement des embâcles (troncs d’arbres, branches ou détritus) ;
- la suppression des atterrissements de sédiments et des végétaux gênant l’écoulement.
Pour votre information, les travaux en cours d’eau sont soumis à déclaration ou autorisation auprès des services de la Police de l’eau. Si besoin, nos techniciens sont à votre écoute pour vous conseiller.
LES ÉCREVISSES DANS NOS RIVIÈRES
Depuis plusieurs décennies, la distribution des écrevisses dans les rivières de Moselle et dans toute la Lorraine a connu de profonds bouleversements notamment par l’introduction d’écrevisses exotiques envahissantes provenant du continent nord-américain.
Le nombre d’espèces d’écrevisses exotiques envahissantes présentes en Lorraine est maintenant équivalent à celui des espèces indigènes. Les trois écrevisses exotiques envahissantes les plus présentes sont :
- l’écrevisse de Californie,
- l’écrevisse américaine,
- et l’écrevisse de Louisiane.
Ces espèces agissent comme vecteurs de la peste lorsqu’elles rencontrent les écrevisses autochtones et déciment les populations.
Il est donc nécessaire de protéger les espèces natives que sont l’écrevisse des torrents, l’écrevisse pieds blancs et l’écrevisse à pattes rouges.
L’homme peut aussi transporter l’agent pathogène responsable de la peste des écrevisses par le déplacement de boue accrochée à ses bottes.
Un guide disponible SUR CE LIEN issu du site internet de la Fédération de pêche (www.federationpeche57.fr) permet de différencier les 9 espèces potentiellement présentes dans le département.
Vous trouvez une écrevisse dans une rivière en Moselle :
• S’il s’agit d’une écrevisse autochtone vivante :
– la photographier et la remettre délicatement à l’eau à l’endroit de l’observation,
– ne pas marcher dans l’eau afin d’éviter toute perturbation du site (dispersion de la peste en marchant dans l’eau),
– bien désinfecter ses bottes avant d’aller au bord d’un autre cours d’eau,
– communiquer l’observation à la Fédération départementale pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique de Moselle (FDAAPPMA) ou à l’Agence française pour la Biodiversité (AFB).
• S’il s’agit d’une écrevisse exotique :
– la photographier,
– la tuer,
– bien désinfecter ses bottes,
– communiquer l’observation à la FDAAPPMA ou à l’AFB.
Contacts : FDAAPPMA : federationpeche57@orange.fr AFB : sd57@afbiodiversite.fr






